{"id":3029,"date":"2025-03-06T09:08:01","date_gmt":"2025-03-06T09:08:01","guid":{"rendered":"https:\/\/djarobi.com\/?p=3029"},"modified":"2025-03-14T06:21:53","modified_gmt":"2025-03-14T06:21:53","slug":"opinion-dr-adam-sounon-konde-la-conference-des-forces-vives-de-la-nation-lheritage-dune-assise-historique-2016-a-nos-jours-la-descente-aux-enfers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/djarobi.com\/index.php\/2025\/03\/06\/opinion-dr-adam-sounon-konde-la-conference-des-forces-vives-de-la-nation-lheritage-dune-assise-historique-2016-a-nos-jours-la-descente-aux-enfers\/","title":{"rendered":"Opinion de Adam SOUNON KONDE\u00a0: La Conf\u00e9rence des forces vives de la nation : L&rsquo;h\u00e9ritage d&rsquo;une assise historique\u00a0: 2016 \u00e0 nos jours : la descente aux enfers"},"content":{"rendered":"<p><strong>PARTIE 2<\/strong> : <strong>2016 \u00e0 nos jours : la descente aux enfers<\/strong>. Dans la premi\u00e8re partie de cette chronique, nous avions montr\u00e9 comment La Conf\u00e9rence des Forces Vives de la Nation, ce grand rendez-vous de l\u2019histoire b\u00e9ninoise, fut un moment de gr\u00e2ce, une parenth\u00e8se enchant\u00e9e o\u00f9 le peuple, dans sa diversit\u00e9, se r\u00e9appropria son destin. Nous avons vu comment un pays \u00e0 genoux s&rsquo;est relev\u00e9 de fa\u00e7on spectaculaire gr\u00e2ce \u00e0 la force conjugu\u00e9e de ses enfants. Elle fut le creuset d\u2019une d\u00e9mocratie naissante, d\u2019une souverainet\u00e9 retrouv\u00e9e, d\u2019une libert\u00e9 ch\u00e8rement conquise. Un h\u00e9ritage ch\u00e9ri et pr\u00e9cieusement pr\u00e9serv\u00e9 par les r\u00e9gimes successifs jusqu&rsquo;en 2016. Aujourd&rsquo;hui, 35 ans plus tard, le bilan de l&rsquo;h\u00e9ritage de la conf\u00e9rence nationale est plus que piteux et pour cause, depuis 2016, un nouveau chapitre s\u2019ouvrit avec l\u2019av\u00e8nement au pouvoir du \u00ab r\u00e9gime de la rupture \u00bb. Un r\u00e9gime qui se pr\u00e9sentait comme le fossoyeur des vieux d\u00e9mons et le b\u00e2tisseur d\u2019un B\u00e9nin nouveau, un \u00ab B\u00e9nin r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00bb, un B\u00e9nin avec plus de d\u00e9mocratie et de libert\u00e9s publiques ; et nous y avions tous fait foi, tellement leur discours \u00e9tait beau. Mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve de l&rsquo;exercice du pouvoir, force est de constater que cette rupture n\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019un d\u00e9tournement, une trahison, une grosse \u00ab\u00a0arnaque\u00a0\u00bb car tout ce \u00e0 quoi les B\u00e9ninois ont eu droit, c&rsquo;est plut\u00f4t un d\u00e9mant\u00e8lement m\u00e9thodique, pi\u00e8ce par pi\u00e8ce de l\u2019h\u00e9ritage sacr\u00e9 de 1990.<\/p>\n<p><strong>I- La souverainet\u00e9 confisqu\u00e9e<\/strong> : le peuple d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 La Conf\u00e9rence de 1990 avait rendu au peuple b\u00e9ninois sa souverainet\u00e9, cette flamme sacr\u00e9e qui br\u00fble dans le c\u0153ur de toute nation libre. Mais le r\u00e9gime de la rupture, sous couvert de modernit\u00e9 et d\u2019efficacit\u00e9, a m\u00e9thodiquement confisqu\u00e9 cette souverainet\u00e9. Toutes les r\u00e9formes politiques op\u00e9r\u00e9es dans le pays n&rsquo;ont eu pour finalit\u00e9 que d&#8217;emp\u00eacher le peuple d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;unique d\u00e9cideur en mati\u00e8re de choix et d\u00e9signation des diff\u00e9rents responsables \u00e0 travers des processus \u00e9lectoraux vici\u00e9s et verrouill\u00e9s ; des processus \u00e9lectoraux qui ne laissent aucune chance \u00e0 l&rsquo;opposition. \u00c0 travers des man\u0153uvres qui rel\u00e8vent purement de la prestidigitation, Les \u00e9lections organis\u00e9es depuis 2019 furent marqu\u00e9es par des exclusions sans pr\u00e9c\u00e9dent : des candidats \u00e9cart\u00e9s, des voix \u00e9touff\u00e9es, une opposition musel\u00e9e. Le peuple, ce souverain primaire, fut r\u00e9duit au silence, spectateur impuissant d\u2019un jeu de dupes o\u00f9 le pouvoir se renouvelle par lui-m\u00eame, loin de toute l\u00e9gitimit\u00e9 populaire. Du fameux certificat de conformit\u00e9 au code \u00e9lectoral cadenass\u00e9, en passant par le syst\u00e8me de parrainage ultra contr\u00f4l\u00e9 ou le quitus fiscal bien orient\u00e9, tous les ingr\u00e9dients ont \u00e9t\u00e9 mis au point pour que celui qui d\u00e9signe les autorit\u00e9s politiques du pays ne soit nullement le peuple. Ainsi, la souverainet\u00e9 du peuple, arrach\u00e9e en 1990, a \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9e encore \u00e0 partir de 2016.<\/p>\n<p><strong>II- La libert\u00e9 d\u2019expression musel\u00e9e :<\/strong> la parole encha\u00een\u00e9e La Conf\u00e9rence nationale avait fait du B\u00e9nin un phare incontest\u00e9 de la libert\u00e9 en Afrique. La libert\u00e9 d\u2019expression, cette conqu\u00eate pr\u00e9cieuse, \u00e9tait devenue l\u2019\u00e2me de la nation. Mais sous le r\u00e9gime de la rupture, cette libert\u00e9 a \u00e9t\u00e9 soigneusement an\u00e9antie. Les m\u00e9dias, autrefois vigies de la d\u00e9mocratie, sont aujourd\u2019hui sous le joug le plus impitoyable. Les journalistes critiques sont harcel\u00e9s, emprisonn\u00e9s, r\u00e9duits au silence. Les organes de presse ind\u00e9pendants sont asphyxi\u00e9s par des mesures administratives tr\u00e8s restrictives, tandis que les m\u00e9dias publics sont transform\u00e9s en porte-voix du pouvoir. Depuis 2016, combien d&rsquo;organes de presse ont fait les frais de cette volont\u00e9 tenace de l&rsquo;ex\u00e9cutif b\u00e9ninois de contr\u00f4ler les opinions et les pens\u00e9es de la masse ? Les r\u00e9seaux sociaux, espaces de libert\u00e9 et de d\u00e9bat, sont surveill\u00e9s, censur\u00e9s, voire ferm\u00e9s \u00e0 la moindre critique. Et pour \u00e7a, \u00ab\u00a0les seigneurs\u00a0\u00bb ont eu l&rsquo;ing\u00e9nieuse id\u00e9e d&rsquo;instaurer une l\u00e9gislation aux allures martiales qu&rsquo;ils ont appel\u00e9e \u00ab\u00a0code du num\u00e9rique\u00a0\u00bb. La libert\u00e9 d\u2019expression, autrefois pilier de la d\u00e9mocratie b\u00e9ninoise, est devenue un mirage, un souvenir lointain d\u2019un temps o\u00f9 le peuple pouvait encore s\u2019exprimer sans crainte.<\/p>\n<p><strong>III- Des \u00e9lections exclusives et ensanglant\u00e9es<\/strong> : la d\u00e9mocratie trahie La Conf\u00e9rence de 1990 avait fait du B\u00e9nin un mod\u00e8le d\u00e9mocratique en Afrique et dans le monde. Les \u00e9lections, libres, inclusives et transparentes, \u00e9taient le couronnement de cette d\u00e9mocratie naissante. Mais avec l&rsquo;av\u00e8nement des nouveaux ma\u00eetres en 2016, le B\u00e9nin a v\u00e9ritablement \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au monde par des \u00e9lections devenues juste des simulacres, des mises en sc\u00e8ne pitoyables o\u00f9 le peuple n\u2019a plus son mot \u00e0 dire. Nous avons tous garder en m\u00e9moire ces propos de Monseigneur Isidore de SOUZA, prononc\u00e9s pendant la Conf\u00e9rence des Forces Vives et qui dit \u00ab\u00a0Qu&rsquo;aucun bain de sang, qu&rsquo;aucun bain de sang ne nous \u00e9clabousse et ne nous emporte dans ses flots\u00a0\u00bb, cette phrase prononc\u00e9e comme un v\u0153u sacr\u00e9 pour le peuple, a \u00e9t\u00e9 profaner sans m\u00e9nagement et sans moindre regret. Les scrutins de 2019, 2020 et 2021 ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par des exclusions massives, des fraudes flagrantes et surtout des violences meurtri\u00e8res. Pour la premi\u00e8re fois en 30 ans de parcours d\u00e9mocratique, le sang des B\u00e9ninois a coul\u00e9 pour des raisons \u00e9lectorales. Le sang a coul\u00e9 lors des manifestations de protestation \u00e0 Cadj\u00e8houn, Sav\u00e8, Tchaourou, Bant\u00e8, Parakou etc o\u00f9 les forces de l\u2019ordre ont tir\u00e9 \u00e0 balles r\u00e9elles sur des citoyens d\u00e9sarm\u00e9s, et le pouvoir a r\u00e9pondu par le m\u00e9pris et la r\u00e9pression. Ce sc\u00e9nario macabre, inimaginable au B\u00e9nin depuis 1990 est devenu un fait r\u00e9el avec les chantres du \u00ab B\u00e9nin r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00bb. Les \u00e9lections, autrefois moments de fiert\u00e9 et de fraternit\u00e9 nationales, sont devenues des champs de bataille o\u00f9 la d\u00e9mocratie est tu\u00e9e \u00e0 grand feu.<\/p>\n<p><strong>IV- La main mise sur les institutions<\/strong> : l\u2019\u00e9quilibre rompu La Conf\u00e9rence de 1990 avait \u00e9tabli un \u00e9quilibre d\u00e9licat et intelligent entre les pouvoirs, garantissant l\u2019ind\u00e9pendance des institutions et la s\u00e9paration des pouvoirs. Mais sous le r\u00e9gime de la rupture, cet \u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 rompu. Le pouvoir ex\u00e9cutif a \u00e9tendu son emprise sur toutes les institutions, r\u00e9duisant le l\u00e9gislatif et le judiciaire \u00e0 des caisses de r\u00e9sonnance. L\u2019Assembl\u00e9e nationale, autrefois lieu de d\u00e9bat et de controverse, est devenue une simple chambre d\u2019acquiescement syst\u00e9matique. Les d\u00e9put\u00e9s, jadis repr\u00e9sentants du peuple, sont d\u00e9sormais de vulgaires relais du pouvoir. Avec l&rsquo;adoption de lois cibl\u00e9es et tr\u00e8s personnelles, nous sommes r\u00e9duits \u00e0 vivre aujourd&rsquo;hui dans un \u00c9tat de lois, au lieu d&rsquo;un \u00c9tat de droit. La justice, pilier de l\u2019\u00c9tat de droit, est d\u00e9sormais la chasse gard\u00e9e exclusive du monarque, utilis\u00e9e pour r\u00e9primer les opposants et prot\u00e9ger les puissants. La HAAC, transform\u00e9e en \u00ab\u00a0hache\u00a0\u00bb dans les mains des \u00ab\u00a0rupturiens\u00a0\u00bb est r\u00e9duite \u00e0 la sale besogne de cisaillement de tous les organes qui ne s&rsquo;alignent pas sur la ligne trac\u00e9e par les gouvernants, bien loin de son r\u00f4le originel de protectrice des m\u00e9dias contre l&rsquo;arbitraire, comme voulu par la Conf\u00e9rence. Les institutions, garantes de la d\u00e9mocratie, sont ainsi devenues des outils de domination et de contr\u00f4le.<\/p>\n<p><strong>V- La coh\u00e9sion sociale d\u00e9molie<\/strong> : la nation divis\u00e9e La Conf\u00e9rence de 1990 avait r\u00e9uni les B\u00e9ninois autour d\u2019un projet commun, d\u2019un r\u00eave partag\u00e9. Mais sous le r\u00e9gime de la rupture, ce r\u00eave s\u2019est effrit\u00e9. La coh\u00e9sion sociale, ce ciment de la nation, a \u00e9t\u00e9 dangereusement sap\u00e9e. Les discours d&rsquo;intol\u00e9rance, l&rsquo;instrumentalisation, les campagnes de stigmatisation, les politiques discriminatoires ont creus\u00e9 des foss\u00e9s entre les diff\u00e9rentes communaut\u00e9s. Le B\u00e9nin, autrefois mod\u00e8le de tol\u00e9rance et de vivre-ensemble, est devenu un champ de m\u00e9fiance, de suspicions, de fractures. La nation, jadis unie, est aujourd\u2019hui divis\u00e9e, d\u00e9chir\u00e9e par les calculs politiques et les ambitions nombrilistes et hautement \u00e9go\u00efstes. Au nombre des actes de d\u00e9molition des acquis de la Conf\u00e9rence des Forces Vives de la Nation, nous ne pouvons occulter la destruction programm\u00e9e de certains grands symboles de ces assises nationales historiques. Il y a par exemple l&rsquo;h\u00f4tel PLM ALEDJO, lieu hautement symbolique o\u00f9 la conf\u00e9rence a eu lieu, qui a \u00e9t\u00e9 ras\u00e9 pour des motivations jusqu&rsquo;ici inconnues. Et aussi la m\u00e9moire du G\u00e9n\u00e9ral Mathieu KEREKOU, figure embl\u00e9matique de la conf\u00e9rence qui a \u00e9t\u00e9 litt\u00e9ralement souill\u00e9e avec la d\u00e9molition de sa r\u00e9sidence pour planter en lieu et place, de vulgaires fleurs. En gros, le r\u00e9gime de la rupture a trahi l\u2019h\u00e9ritage de la Conf\u00e9rence des forces vives de la nation. Il a d\u00e9mantel\u00e9, pi\u00e8ce par pi\u00e8ce, les acquis de 1990, transformant une d\u00e9mocratie florissante en un r\u00e9gime autoritaire. La souverainet\u00e9 du peuple, la libert\u00e9 d\u2019expression, les \u00e9lections libres, l\u2019ind\u00e9pendance des institutions, la coh\u00e9sion sociale : tout a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9 sur l\u2019autel du pouvoir. Mais l\u2019histoire est un cycle, et les peuples ont la m\u00e9moire longue. Le B\u00e9nin, terre de r\u00e9sistance et de courage, saura un jour se r\u00e9approprier son destin. Car l\u2019h\u00e9ritage de 1990, bien que trahi, n\u2019est pas perdu. Il vit dans le c\u0153ur de ceux qui croient encore en la libert\u00e9, en la justice, en la dignit\u00e9. Et tant qu\u2019il y aura des femmes et des hommes pour se lever, pour r\u00e9sister, pour esp\u00e9rer, l\u2019h\u00e9ritage de la Conf\u00e9rence nationale ne mourra jamais. Le B\u00e9nin m\u00e9rite mieux. Le B\u00e9nin m\u00e9rite de retrouver sa lumi\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Dr Adam SOUNON KONDE* Secr\u00e9taire \u00e0 l&rsquo;\u00c9ducation <\/strong><\/p>\n<p><strong>et \u00e0 la Recherche Scientifique du Parti Les D\u00e9mocrates<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PARTIE 2 : 2016 \u00e0 nos jours : la descente aux enfers. 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